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mardi 22 septembre 2026
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Togo : les frigoristes en première ligne pour protéger la couche d’ozone

Togo : les frigoristes en première ligne pour protéger la couche d’ozone

Climatiseurs et réfrigérateurs sont devenus indispensables dans le quotidien de nombreuses familles. Derrière ce confort se joue pourtant un enjeu environnemental majeur, celui de la protection de la couche d’ozone et de la lutte contre le réchauffement climatique.

Au Togo, les professionnels du froid regroupés au sein de l’Association des Frigoristes du Togo (AFRITO) sont appelés à jouer un rôle de plus en plus important dans cette transition. Leur travail ne consiste plus uniquement à réparer une panne ou à remettre un appareil en service. Chaque intervention doit désormais tenir compte de l’impact environnemental des fluides utilisés.

Depuis plusieurs années, le Togo s’est engagé dans la mise en œuvre de l’amendement de Kigali, adopté en 2016. Cet accord prévoit une réduction progressive de l’utilisation des hydrofluorocarbures, ou HFC. Contrairement aux anciens gaz responsables de la dégradation de la couche d’ozone, les HFC ne l’endommagent pas directement. Ils présentent toutefois un fort potentiel de réchauffement climatique.

Dans ce contexte, les frigoristes occupent une position stratégique. Ils sont notamment chargés d’identifier les fluides utilisés, de détecter les fuites, d’assurer la maintenance des installations et de privilégier des réfrigérants présentant un faible potentiel de réchauffement global.

La récupération et le stockage des fluides constituent également des étapes essentielles. Une mauvaise manipulation peut entraîner le rejet de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. À l’inverse, une intervention réalisée selon les bonnes pratiques permet de limiter ces émissions.

La formation devient incontournable

Pour accompagner cette évolution, le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, à travers le Bureau national ozone, a renforcé sa collaboration avec l’AFRITO.

En août dernier, une cinquantaine de techniciens du froid ont ainsi participé à une formation consacrée aux bonnes pratiques d’installation, d’entretien et de maintenance des équipements utilisant des fluides à faible potentiel de réchauffement global.

Les participants ont également été formés aux techniques de récupération, de recyclage et de stockage sécurisé des réfrigérants.

Au-delà du renforcement des compétences, ces sessions doivent contribuer à la mise en place d’un système de certification. La manipulation des nouveaux fluides frigorigènes nécessite en effet une maîtrise particulière, certains présentant des caractéristiques de toxicité ou d’inflammabilité qui imposent des précautions spécifiques.

Du R-22 aux nouveaux réfrigérants

Cette évolution s’inscrit dans la continuité des engagements environnementaux du Togo. Le pays a achevé l’élimination des chlorofluorocarbures, les CFC, dès 2010, avant d’engager la réduction progressive des hydrochlorofluorocarbures, notamment le R-22.

La prochaine étape concerne désormais les HFC et la transition vers des solutions présentant un impact climatique moindre.

Sur le terrain, les frigoristes se retrouvent donc au premier rang de cette transformation. Présents dans les différentes régions du pays, ils sont directement concernés par l’évolution des normes et des pratiques professionnelles.

Leur rôle dépasse ainsi progressivement celui de simples réparateurs. Formés aux nouvelles technologies et aux bonnes pratiques environnementales, ils deviennent des acteurs essentiels de la protection de la couche d’ozone et de la réduction des émissions liées aux équipements de froid.

Pour le Togo, la réussite de cette transition dépendra notamment de la capacité à renforcer la formation des professionnels, à encadrer leur activité et à généraliser les pratiques respectueuses de l’environnement. Une bataille qui se joue aussi, chaque jour, dans les ateliers et lors des interventions chez les particuliers et les entreprises.

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