Le gouvernement béninois a apporté, vendredi 5 juin, des précisions sur la nouvelle mesure de prise en charge des urgences vitales dans les hôpitaux publics. Une initiative dotée d’un milliard de francs CFA, destinée à renforcer la capacité des structures sanitaires à répondre immédiatement aux situations critiques.
Face aux interrogations suscitées par cette réforme, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, ont tenu une sortie médiatique conjointe pour en détailler les modalités d’application.
Selon les explications du ministre de la Santé, cette enveloppe financière vise principalement à éviter les ruptures de stocks en médicaments, consommables et intrants essentiels dans les établissements hospitaliers.
« Le gouvernement a mis le milliard en place pour que les hôpitaux ne soient pas en rupture de stock pour la prise en charge des urgences vitales », a-t-il indiqué.
Concrètement, le dispositif permet la prise en charge immédiate de tout patient dont le pronostic vital est engagé, sans condition préalable, dès lors que la situation est médicalement confirmée.
Le ministre a précisé que l’évaluation relève exclusivement du corps médical. « Lorsque le patient est accueilli, le médecin fait le diagnostic et constate si le pronostic vital est engagé », a-t-il rappelé.
Un mécanisme appelé à durer
De son côté, le porte-parole du gouvernement a insisté sur la volonté de pérenniser la mesure. Il ne s’agit pas, selon lui, d’une initiative ponctuelle, mais d’un mécanisme appelé à s’inscrire dans la durée.
« L’enjeu, c’est de pérenniser à terme ce mécanisme », a expliqué Wilfried Léandre Houngbédji, tout en précisant que les ressources nécessaires seront intégrées au collectif budgétaire afin d’en assurer la continuité.
Les autorités ont également tenu à clarifier le champ des bénéficiaires. La prise en charge concerne toute personne en situation d’urgence vitale, sans distinction de statut social ou de provenance. « La mesure est valable pour tout le monde », a insisté le porte-parole du gouvernement.
Le critère déterminant reste donc strictement médical. À travers cette réforme, le gouvernement entend garantir une intervention rapide dans les cas les plus critiques et éviter les pertes de chances liées à des contraintes financières ou administratives.
Laisser un commentaire