En recevant des « ambassadeurs de la paix » ce jeudi, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a évoqué son parcours personnel pour rappeler l’importance du dialogue et de la préservation de la cohésion sociale, au-dessus des rancunes et des représailles.
« Moi, je n’ai pas eu le temps d’une convalescence émotionnelle ». C’est par cette confidence que le chef de l’État sénégalais a introduit son propos devant ses hôtes, parmi lesquels figuraient le Pr Babacar Guèye, Me Boucounta Diallo et Dr Haoua Dia Thiam. « Parce qu’en dix jours, je suis passé de présumé terroriste à responsable de la paix et de la cohésion sociale », a-t-il ajouté.
Une bascule fulgurante qui, selon lui, ne laisse aucune place au répit, ni à l’apaisement des émotions, en particulier la colère liée à son emprisonnement passé. « Juste après ses dix jours de campagne, il a juré de préserver la paix », rappelle-t-il.
« Le serment est le plus important »
Pour Bassirou Diomaye Faye, prêter serment engage au-delà des sentiments personnels. « On ne peut pas, après avoir prêté serment, revenir chercher ceux qui vous avaient fait du mal. En le faisant, on s’éloigne de son serment pour verser dans les représailles. Et le serment est le plus important », a-t-il déclaré.
C’est dans cette logique qu’il dit avoir institué le dialogue, non seulement pour concrétiser des consensus, mais aussi pour identifier en amont les causes des conflits et travailler à les prévenir. « C’est pourquoi le dialogue est important. Et nous allons le pérenniser sous toutes ses formes », a-t-il assuré.
Une déclaration qui réaffirme la ligne directrice de son mandat, placer la paix et la réconciliation au cœur de l’action présidentielle, par-delà les épreuves personnelles.
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