Après les critiques du chancelier allemand Friedrich Merz sur la gestion américaine du conflit iranien, Donald Trump a décidé de réduire la présence militaire américaine en Allemagne. Le Pentagone a officialisé ce vendredi 1er mai le retrait de 5 000 soldats d’ici un an.
Près de 36 000 militaires américains sont actuellement stationnés en Allemagne. Ce retrait, annoncé par le porte-parole du ministère de la Défense Sean Parnell, concernera environ 15 % de cet effectif. « Nous prévoyons que le retrait se termine dans les six à douze prochains mois », a-t-il précisé dans un communiqué.
La décision fait suite à une passe d’armes diplomatique. Mardi 28 avril, Donald Trump a vivement réagi aux déclarations du chancelier allemand Friedrich Merz, qui avait affirmé la veille que « les Américains n’ont visiblement aucune stratégie » en Iran, ajoutant que Téhéran « humiliait » la première puissance mondiale.
« Il pense que c’est OK que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Il ne sait pas de quoi il parle ! », a répliqué le président américain sur son réseau Truth Social.
Tensions commerciales et militaires
Les frictions ne s’arrêtent pas là. Donald Trump a également annoncé une hausse des droits de douane sur les véhicules importés aux États-Unis depuis l’Union européenne, qui passeront à 25 % « la semaine prochaine ». Par ailleurs, le président américain reproche à ses alliés européens leur manque de participation logistique et militaire à l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, ainsi qu’à la sécurisation du détroit d’Ormuz, stratégique et quasiment verrouillé par Téhéran.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump n’a cessé de critiquer les pays européens sur le dossier de l’Otan, estimant qu’ils ne consacrent pas assez d’efforts à leur propre défense. « On payait, selon moi, 100 % du budget de l’Otan », avait-il déclaré en janvier dernier à Davos.
L’Italie et l’Espagne dans le viseur ?
Après l’Allemagne, Donald Trump pourrait s’en prendre à d’autres alliés européens. Il a vivement critiqué l’Italie et l’Espagne, les accusant de n’avoir apporté « aucune aide » dans le conflit iranien, l’Espagne étant même qualifiée d’« odieuse, absolument odieuse ».
Fin 2025, les États-Unis comptaient encore 12 662 soldats en service actif en Italie et 3 814 en Espagne, selon des chiffres officiels. Des réductions pourraient être envisagées sur ces territoires.
Depuis la fin de la Guerre froide, la présence américaine en Allemagne a déjà été considérablement réduite, mais elle demeure un pilier de la politique de sécurité des États-Unis, notamment depuis le début de la guerre en Ukraine.
Laisser un commentaire