À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le jeudi 9 juillet 2026 à Abidjan-Plateau, le gouvernement ivoirien a réaffirmé sa volonté de renforcer l’intégrité, la transparence et la conformité afin de consolider la bonne gouvernance et de prévenir durablement la corruption.
Représentant le Premier ministre Robert Beugré Mambé, l’Inspecteur général d’État, Ahoua N’Doli Théophile, a rappelé que la corruption demeure un obstacle majeur au développement économique, à l’efficacité de l’action publique, à l’État de droit et au bien-être des populations.
La cérémonie, organisée autour du thème continental « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions anticorruption à travers l’Afrique » et du thème national « Intégrité, transparence et conformité : piliers d’une gouvernance publique et privée résiliente », a réuni plusieurs personnalités, don’t le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), Épiphane Zoro Bi Ballo, le représentant spécial du président de la Commission de l’Union africaine en Côte d’Ivoire, Dr Ladislas Nzé Békalé, ainsi que l’ancien ministre français de l’Économie et des Finances, Michel Sapin.
Ahoua N’Doli Théophile a souligné que la Côte d’Ivoire, sous l’impulsion du président Alassane Ouattara, a engagé une politique ambitieuse de prévention et de lutte contre la corruption, notamment à travers son adhésion aux principaux instruments internationaux en la matière.
Il a également salué les résultats obtenus grâce aux actions de la HABG. Avec un score de 43 sur 100 à l’Indice de perception de la corruption de Transparency International en 2025 et une 76e place sur 182 pays, la Côte d’Ivoire figure désormais parmi les dix pays africains les mieux classés dans la lutte contre la corruption. Il a toutefois appelé à poursuivre les réformes afin de consolider ces acquis.
De son côté, le président de la HABG a plaidé pour une nouvelle étape dans le renforcement du dispositif national de gouvernance. Il a notamment proposé l’institutionnalisation d’une enquête nationale sur la corruption, un meilleur dispositif de protection des lanceurs d’alerte et la généralisation de mécanismes de conformité anticorruption dans les entreprises, conformément aux standards internationaux.
Face aux défis liés à la transformation numérique, à l’intelligence artificielle et au blanchiment de capitaux, il a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle, de gestion des risques et de transparence.
Le représentant de la Commission de l’Union africaine a, pour sa part, salué cette journée comme un cadre de mobilisation en faveur d’une Afrique plus intègre et plus responsible.
La célébration s’est achevée par une conférence inaugurale animée par Michel Sapin, consacrée au rôle de l’intégrité, de la transparence et de la conformité dans la construction d’une gouvernance résiliente face à la corruption et au blanchiment de capitaux.
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