Au moins 87 personnes ont été signalées enlevées dans deux attaques distinctes au Nigeria, le week-end des 26 et 27 septembre 2026. Les faits se sont produits dans les États du Niger et de Zamfara, où les communautés rurales restent exposées aux raids de groupes armés.
Dans l’État du Niger, des hommes armés ont attaqué samedi une zone agricole de Mariga, alors que des habitants récoltaient des arachides. Selon le président du conseil local, 47 personnes, dont une majorité de femmes, ont été enlevées.
La police de l’État du Niger a, de son côté, confirmé l’enlèvement de plus de 20 personnes dans le secteur de Mukura, dans le district de Kasuwan-Garba. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent.
Le président du conseil local a également affirmé que les ravisseurs avaient contacté certaines familles et réclamaient 2 millions de nairas par victime. Selon cette même source, une femme enlevée aurait donné naissance alors qu’elle se trouvait en captivité. Cette information n’a pas été confirmée indépendamment.
40 femmes kidnappées au Zamfara
Le lendemain, une autre attaque a été signalée dans l’État voisin de Zamfara. Une quarantaine de femmes auraient été enlevées à Yargada, dans la région de Gusau, selon un rapport de sécurité préparé pour les Nations unies et consulté par l’AFP.
À ce stade, aucune information fiable ne permet d’établir un lien entre les deux attaques. Les autorités n’ont pas non plus fourni de bilan définitif sur le sort des personnes enlevées.
Ces nouveaux enlèvements illustrent la persistance des attaques contre les populations rurales dans le nord-ouest et le centre-nord du Nigeria. Des groupes armés spécialisés dans les enlèvements contre rançon et le vol de bétail, souvent désignés sous le terme de « bandits », ciblent régulièrement les villages et les exploitations agricoles.
Les agriculteurs sont particulièrement exposés lorsqu’ils se rendent dans des zones isolées pour cultiver ou récolter leurs productions.
Ces enlèvements sont distincts d’une autre affaire signalée ces derniers jours dans l’État d’Abia, au sud-est du Nigeria. La police y a annoncé la découverte de 28 crânes humains et plusieurs ossements dans des camps présumés de groupes criminels.
Les autorités soupçonnent que ces restes pourraient appartenir à des victimes d’enlèvements, mais leur identité et les circonstances de leur mort restent à établir.
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