Une nouvelle frappe iranienne contre la base aérienne de Muwaffaq Salti, en Jordanie, a causé d’importants dégâts aux appareils américains qui y sont stationnés. Dans la nuit du 8 au 9 septembre 2026, un A-10 Thunderbolt II aurait notamment perdu une aile, tandis qu’environ huit chasseurs F-15 ont été endommagés, selon des informations rapportées par CBS News.
D’après des personnes directement informées de la situation citées par le média américain, l’A-10 a été particulièrement touché lors de l’attaque. Cet appareil, connu sous le surnom de « Warthog », est principalement utilisé pour les missions d’appui aérien rapproché.
Les dégâts infligés aux F-15 seraient moins importants. Environ huit appareils auraient subi des dommages, mais auraient ensuite pu être remis en service. Ces informations n’avaient pas fait l’objet d’une confirmation publique détaillée du Pentagone au moment de leur publication.
La frappe intervient quelques heures après une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran. Les États-Unis avaient annoncé la destruction de cinq pétroliers liés aux Gardiens de la révolution iraniens, après plusieurs attaques iraniennes contre un navire de guerre américain. Téhéran avait alors promis des représailles contre les intérêts américains dans la région.
18 missiles interceptés par la Jordanie
Selon l’armée jordanienne, les défenses aériennes du royaume ont intercepté 18 missiles balistiques iraniens, tandis que deux autres sont tombés dans des zones inhabitées. Aucun décès n’a été signalé en Jordanie à la suite de cette attaque.
La base de Muwaffaq Salti, située dans l’est de la Jordanie, constitue un important point d’appui des forces américaines au Moyen-Orient. Elle a déjà été visée à plusieurs reprises depuis le début de la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Trois militaires américains tués en juillet
Cette nouvelle attaque rappelle surtout la frappe meurtrière du 17 juillet contre la même installation. L’attaque iranienne avait alors fait trois morts parmi les militaires américains : la soldate Isabella Gonzales, le premier lieutenant Tyler James Feehan et le sergent Angel S. Rampersad. Ce dernier avait d’abord été porté disparu avant d’être déclaré mort.
Plusieurs autres militaires avaient également été blessés lors de cette attaque. Le bilan avait conduit Washington à renforcer son dispositif de défense autour de ses installations dans la région.
La frappe de septembre marque donc une nouvelle démonstration de la capacité de l’Iran à atteindre des installations américaines malgré les systèmes de défense déployés. Au-delà du bilan humain de juillet, les dégâts désormais rapportés sur plusieurs appareils américains témoignent aussi de l’impact matériel croissant des attaques contre la base jordanienne.
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