En Guinée, le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités a retiré une vidéo de sensibilisation après une erreur de formulation sur les mutilations génitales féminines (MGF).
Diffusée le 24 août sur la page Facebook du ministère dans le cadre d’une campagne de lutte contre cette pratique, la vidéo pouvait laisser entendre qu’une forme de consentement pourrait justifier les MGF. Une interprétation que le département ministériel a rapidement démentie.
Après avoir constaté l’erreur, les autorités ont supprimé le contenu et précisé qu’aucun consentement ni aucune circonstance ne peut justifier les mutilations génitales féminines.
Le ministère rappelle que les MGF constituent une atteinte grave à l’intégrité physique, à la santé et aux droits fondamentaux des filles et des femmes. La pratique est interdite par le Code pénal guinéen.
Dans sa mise au point, le département réaffirme donc une position sans ambiguïté : aucune fille ni aucune femme, quel que soit son âge, ne doit être soumise à une mutilation génitale.
Le ministère assure vouloir poursuivre ses campagnes de prévention et de sensibilisation en collaboration avec les familles, les communautés, les autorités et les organisations de la société civile.
Cette controverse intervient dans le cadre des efforts engagés en Guinée pour renforcer la lutte contre les mutilations génitales féminines, une pratique qui continue de faire l’objet de campagnes de sensibilisation et d’actions de prévention.
Le ministère conclut sa mise au point par un message destiné à rappeler le principe défendu par sa campagne : « Non aux MGF. Protégeons nos filles et nos femmes. Respectons leur intégrité, leur dignité et leurs droits ».
Laisser un commentaire