Le Togo réaffirme ses liens avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). À l’occasion de la session confédérale des Parlements de l’AES, tenue lundi 24 août 2026, le président de l’Assemblée nationale togolaise, Komi Selom Klassou, a transmis un message de proximité au nom du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.
« Permettez-moi de vous transmettre les fraternelles et cordiales salutations de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil du Togo », a déclaré le responsable togolais.
Komi Selom Klassou a salué la création d’un espace parlementaire commun entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il considère cette initiative comme une avancée politique et institutionnelle qui traduit la volonté des trois pays de renforcer leur coopération.
« Que les peuples de ces trois nations se dotent d’un espace commun de délibération, de représentation et de contrôle de la politique publique constitue, aux yeux de tout parlementaire, un progrès », a-t-il souligné.
Le président de l’Assemblée nationale togolaise a toutefois rappelé que son pays ne fait pas partie de la Confédération des États du Sahel. Il a néanmoins insisté sur l’ancienneté des relations entre Lomé et les trois capitales sahéliennes.
« Le Togo n’est pas membre de votre Confédération ; il n’en demeure pas moins un voisin de toujours et un partenaire constant », a-t-il affirmé.
Lomé mise sur le corridor sahélien
Pour illustrer cette proximité, Komi Selom Klassou a évoqué les liens historiques et ethnolinguistiques qui existent entre les populations togolaises et celles du Burkina Faso, du Niger et du Mali.
Il a également insisté sur l’importance économique du corridor qui relie Lomé à Ouagadougou et Niamey. Selon lui, cet axe constitue une voie stratégique pour les échanges entre le golfe de Guinée et les pays sahéliens.
Le responsable togolais a par ailleurs évoqué les enjeux sécuritaires auxquels la sous-région reste confrontée. Dans ce contexte, il a plaidé pour le maintien du dialogue et de la coopération entre les parlements.
Lomé entend ainsi poursuivre ses relations avec les pays de l’AES sans remettre en cause les choix politiques de chacun. Komi Selom Klassou a assuré que cette coopération se poursuivra « dans le strict respect des choix souverains propres à chaque État ».
À travers ce message, le Togo confirme donc sa volonté de maintenir un dialogue étroit avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, malgré son absence au sein de la Confédération des États du Sahel.
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