La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) poursuivra, le 29 octobre 2026, l’examen du dossier d’un jeune homme poursuivi pour harcèlement par le biais d’un système électronique. Le prévenu est accusé d’avoir diffusé sur les réseaux sociaux de fausses annonces de décès concernant l’ancien président Patrice Talon et l’actuel chef de l’État Romuald Wadagni, quelques jours avant l’élection présidentielle d’avril 2026.
Lors de l’audience tenue le 23 juillet 2026 devant la chambre correctionnelle, l’affaire a été renvoyée afin de permettre au ministère public de présenter ses réquisitions, selon les informations rapportées par Libre Express.
Deux fausses annonces en pleine campagne électorale
D’après les éléments exposés devant la juridiction, le prévenu aurait publié, le 8 avril 2026, une photographie de Patrice Talon accompagnée d’un message annonçant son décès.
Le lendemain, il aurait récidivé en diffusant une image du président Romuald Wadagni affirmant que celui-ci serait décédé après avoir été empoisonné. Ces publications sont intervenues à seulement quelques jours du scrutin présidentiel du 12 avril 2026.
Le parquet estime que ces messages relèvent du harcèlement via Internet et par le biais d’un système électronique, des infractions prévues par le Code du numérique.
Le juge interpelle le prévenu
Au cours des débats, le président de la formation de jugement a tenté de faire prendre conscience au prévenu de la gravité de ses actes. Il lui a notamment demandé quelle serait sa réaction si quelqu’un annonçait faussement la mort de son propre père alors que celui-ci est toujours en vie.
Selon le compte rendu d’audience, le jeune homme est resté silencieux face aux questions du ministère public et n’a fourni aucune explication. Il a comparu sans l’assistance d’un avocat.
À l’issue de l’audience, les juges ont décidé de renvoyer le dossier au 29 octobre 2026, date à laquelle le parquet devrait présenter ses réquisitions.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre de l’application du Code du numérique, qui réprime les infractions commises au moyen des technologies de l’information et de la communication. Depuis sa création en 2018, la CRIET est régulièrement saisie de dossiers liés à la diffusion de fausses informations, au harcèlement en ligne et à d’autres infractions numériques.
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