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mercredi 23 septembre 2026
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Excédée par les cambriolages, une commerçante affiche publiquement ses présumés voleurs

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À Chatou, dans les Yvelines, une commerçante a choisi une méthode radicale pour faire face aux vols répétés dans son magasin. Lassée de voir ses plaintes classées sans suite, Isabelle Miguel, propriétaire d’une jardinerie, a décidé de publier sur les réseaux sociaux les portraits des personnes qu’elle soupçonne de lui avoir dérobé des articles.

Une initiative controversée, mais qu’elle assume pleinement. Selon elle, cette exposition publique constitue désormais « la seule technique qui fonctionne ». « En diffusant les photos, les gens ont honte », a-t-elle confié, affirmant qu’une semaine seulement après la publication des images, plusieurs personnes concernées se seraient présentées pour rembourser les produits volés.

Cette décision intervient après une succession de vols ayant visiblement épuisé la patience de la commerçante. Malgré plusieurs plaintes déposées auprès des autorités, aucune procédure n’aurait abouti, poussant Isabelle Miguel à contourner la loi pour défendre son activité.

Sur place, certains habitants disent comprendre sa réaction. Plusieurs soutiennent son geste, estimant que les commerçants sont souvent démunis face à la répétition des petits délits et à l’absence de réponses judiciaires concrètes.

Mais en France, la diffusion d’images de personnes sans leur consentement dans un espace privé reste strictement encadrée. La loi interdit de capter ou de transmettre l’image d’un individu dans un lieu privé sans son accord. Une infraction passible d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Entre sentiment d’abandon, volonté de dissuasion et risque judiciaire, cette affaire relance le débat sur les moyens de protection des petits commerçants face aux vols à répétition, ainsi que sur les limites entre justice personnelle et respect du droit à l’image.

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