Invité ce jeudi sur CNEWS, l’historien Nicolas Baverez a passé au crible la puissance militaire de la France. Son constat est sans appel, l’armée française n’est pas prête pour un conflit de haute intensité.
« Nous avons une armée conventionnelle, faite pour les conflits asymétriques en Afrique, mais pas du tout pour la haute intensité », a-t-il observé. Selon lui, des lacunes criantes subsistent, notamment en matière de capacité de frappes en profondeur et de drones. « Il nous manque ces capacités », a-t-il martelé.
L’analyse de Nicolas Baverez intervient alors que les conflits modernes, comme la guerre en Ukraine ou au Moyen-Orient, ont montré l’importance cruciale des drones et des frappes à longue distance. La France, malgré ses forces conventionnelles solides, paraît démunie face à ces nouvelles formes de guerre.
L’historien appelle à une prise de conscience et à des investissements massifs pour moderniser l’outil de défense français. Un avertissement qui résonne comme un signal d’alarme à l’heure où les tensions géopolitiques s’intensifient. L’armée française doit-elle revoir sa copie ? La question est désormais sur la table.
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