Le Mali est sous le choc. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué ce samedi lors d’une attaque ciblée contre sa résidence à Kati, ville-garnison située aux portes de Bamako.
Selon des sources locales, plusieurs hommes armés ont pris pour cible la maison du ministre dans la soirée. L’assaut, d’une grande violence, a également coûté la vie à des proches de Sadio Camara, selon des témoignages non encore officiellement vérifiés. Des groupes jihadistes et des factions rebelles du nord sont soupçonnés d’être à l’origine de cette opération.
Des combats éparpillés sur le territoire
Dans la foulée, des affrontements ont éclaté dans plusieurs régions stratégiques du pays, notamment à Kidal, où l’armée malienne tente de repousser une offensive conjointe de mouvements touaregs et de groupes armés jihadistes. La situation reste confuse sur le terrain.
Dans la capitale, la psychose domine. Un important dispositif militaire a été déployé autour des bâtiments officiels, et un couvre-feu a été instauré temporairement. Les autorités n’ont pas encore livré de bilan officiel ni détaillé l’ensemble des événements.
La communauté internationale, par la voix de l’ONU, a exprimé son inquiétude face à l’escalade et réclamé la protection des civils. Le Mali, déjà éprouvé par plus de dix ans de conflit, semble basculer dans une phase encore plus critique de son histoire sécuritaire.
Laisser un commentaire