Le fils en exil du dernier shah d’Iran, Reza Pahlavi, a affirmé samedi être prêt à prendre la direction du pays « dès que la République islamique tombera ». Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, il a indiqué travailler à la mise en place d’un système transitoire chargé d’assurer la gouvernance après un éventuel changement de régime.
Installé aux États-Unis depuis la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie de son père, Mohammad Reza Pahlavi, l’opposant a expliqué que plusieurs personnalités, vivant en Iran comme à l’étranger, ont déjà été identifiées pour participer à cette transition politique.
Selon lui, ce dispositif aurait pour objectif d’assurer rapidement « l’ordre, la sécurité et la liberté » après la chute de la République islamique d’Iran. Il affirme que ce système transitoire permettrait ensuite d’instaurer les conditions d’une prospérité économique et d’un nouveau cadre politique pour le pays.
Dans son message, Reza Pahlavi a précisé que le processus de sélection des membres de l’organe transitoire est coordonné par Saeed Ghasseminejad, conseiller spécialisé sur les questions iraniennes au sein du think tank américain Foundation for Defense of Democracies.
Figure de l’opposition iranienne en exil, Pahlavi n’est jamais retourné en Iran depuis la révolution islamique de 1979. Malgré cela, il reste l’une des personnalités les plus visibles parmi les mouvements opposés au régime actuel.
Un soutien international encore incertain
Malgré ses ambitions politiques, Reza Pahlavi n’a jusqu’à présent pas obtenu de soutien officiel du président américain Donald Trump. Le président américain s’est montré sceptique quant à sa capacité à diriger l’Iran, rappelant que l’opposant vit en exil depuis plusieurs décennies.
Donald Trump a évoqué la possibilité d’une « solution interne » au conflit, citant l’exemple du Venezuela, où le président Nicolás Maduro a été remplacé par son ancienne vice-présidente Delcy Rodríguez après une intervention américaine.
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