Dans le département des Collines, la montée des eaux transforme plusieurs localités en zones sinistrées. Le fleuve Ouémé et certaines rivières ont quitté leur lit, submergeant des habitations, détruisant des cultures et exposant les éleveurs à d’importantes pertes.
À Dassa-Zoumè, la montée des eaux est notamment liée au débordement de la rivière Akpasséré. Sur la voie de Fita, dans l’arrondissement de Kpingni, les eaux ont envahi plusieurs espaces et causé des dégâts dans les zones riveraines.
La situation est également préoccupante dans l’arrondissement d’Akoffodjoulè. Le fleuve Ouémé y est sorti de son lit, provoquant l’inondation de plusieurs localités du village de Houassimi, à proximité de Bètècoucou.
Des habitations ont été envahies par les eaux. Certaines auraient même été emportées, laissant plusieurs familles dans une situation difficile.
Les conséquences sont particulièrement lourdes pour les producteurs agricoles. Un premier bilan fait état de centaines d’hectares de maïs, de manioc, de piment et de niébé affectés par les eaux.
À Igoho, dans l’arrondissement de Dassa-Zoumè, comme dans plusieurs autres villages des Collines, les agriculteurs voient leurs cultures disparaître sous les eaux. Une situation d’autant plus préoccupante que les pluies avaient tardé à s’installer au début de la campagne agricole.
Pour de nombreux producteurs, les espoirs de récoltes s’amenuisent alors que les parcelles restent largement immergées.
Les éleveurs également touchés
Les agriculteurs ne sont pas les seuls à subir les conséquences des inondations. Les éleveurs doivent eux aussi faire face à la montée des eaux, qui menace leurs troupeaux et complique l’accès aux espaces habituellement utilisés pour le pâturage.
Ces pertes viennent alourdir le bilan dans les localités déjà fortement affectées par les débordements.
Face à l’ampleur des dégâts, les populations touchées se retrouvent dans une situation de grande vulnérabilité. Des familles ont perdu une partie de leurs habitations, tandis que des producteurs voient leurs moyens de subsistance menacés.
Les sinistrés attendent désormais des mesures d’assistance pour faire face aux conséquences des inondations et préserver, autant que possible, les moyens de subsistance des communautés affectées.
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