Des affrontements armés ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi à Niamey, la capitale nigérienne. Des tirs nourris et des explosions ont été entendus dans plusieurs secteurs, notamment aux abords de l’aéroport et du palais présidentiel.
Selon des habitants cités par l’AFP, les échanges de tirs se poursuivaient encore dans la matinée. La garde présidentielle aurait repoussé des militaires mutins qui tentaient d’approcher le palais présidentiel.
Depuis l’aube, l’accès à la présidence et à la télévision nationale est bloqué. Des militaires auraient contraint certains automobilistes à faire demi-tour. Des véhicules blindés ont également été aperçus à proximité de l’aéroport.
La télévision nationale hors antenne
Télé Sahel, la télévision publique nigérienne, a cessé d’émettre pendant un peu plus d’une heure avant de reprendre ses programmes. Cette interruption intervient alors que des tirs étaient signalés dans plusieurs quartiers de la capitale.
Les autorités militaires ont appelé la population au calme et demandé aux citoyens d’éviter de diffuser des informations non vérifiées. Elles affirment que les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour rétablir la situation.
Une capitale déjà sous pression
Ces événements interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Niamey a déjà été visée cette année par deux attaques jihadistes contre son aéroport, en janvier et en juin. Ces attaques avaient fait 11 morts parmi les soldats et deux victimes civiles.
Depuis l’arrivée au pouvoir du général Abdourahamane Tiani en 2023, le Niger s’est éloigné de la France et a renforcé sa coopération militaire avec la Russie, dans le cadre de sa lutte contre les groupes jihadistes.
Pour l’heure, les circonstances exactes de ces nouveaux affrontements et l’identité des militaires impliqués restent à établir.
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