Le camp du maréchal Khalifa Haftar a subi un sérieux revers sécuritaire. Le chef des services de renseignement de l’Armée nationale libyenne (ANL), Fauzi Al-Mansouri, a été tué lundi dans un attentat à la voiture piégée à Benghazi.
Selon les autorités de l’Est, le responsible militaire a été pris pour cible alors qu’il quittait une mosquée après la prière du soir. Le commandement de l’ANL a condamné un « acte lâche et criminel ».
Les funérailles de Fauzi Al-Mansouri se sont déroulées mardi à Benghazi en présence de plusieurs hauts responsables militaires. Khaled et Saddam Haftar, deux fils du maréchal Khalifa Haftar, figuraient parmi les personnes présentes.
Khaled Haftar, chef d’état-major de l’ANL, a qualifié l’attentat de « terroriste ». Il a également affirmé que des instructions avaient été données afin de retrouver rapidement les responsables de l’attaque.
La mort de Fauzi Al-Mansouri constitue l’une des attaques les plus importantes visant un haut responsable du camp de l’Est depuis plusieurs années.
Un coup dur pour le dispositif sécuritaire de Haftar
L’attentat intervient dans une ville considérée comme l’un des principaux bastions de l’ANL. Pour l’analyste Hamish Kinnear, cité par l’AFP, cette attaque représente un « grave revers pour le dispositif de sécurité » du camp Haftar, notamment en raison du niveau de préparation nécessaire pour frapper une cible aussi importante à Benghazi.
Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye reste profondément divisée. Le pays est partagé entre deux pouvoirs rivaux : le gouvernement basé à Tripoli, reconnu par les Nations unies et dirigé par Abdelhamid Dbeibah, et l’autorité de l’Est contrôlée par le clan Haftar.
La disparition de Fauzi Al-Mansouri intervient alors que les États-Unis cherchent à favoriser une réunification politique et institutionnelle de la Libye.
L’administration de Donald Trump soutient notamment un plan porté par son émissaire pour l’Afrique, Massad Boulos, dans un contexte où les efforts diplomatiques visent à rapprocher les différentes factions libyennes.
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