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mardi 7 juillet 2026
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Bénin : un lieutenant-colonel devant la CRIET pour un message envoyé au chef présumé des putschistes

Bénin Criet abus de fonction

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné ce lundi 22 juin 2026 un nouveau volet de l’affaire du coup d’État déjoué de décembre 2025. Un lieutenant-colonel des Forces armées béninoises comparaît pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État » après l’envoi d’un message WhatsApp adressé à Pascal Tigri, présenté comme le principal instigateur de la tentative de putsch.

Selon les éléments évoqués à l’audience, l’officier aurait écrit « Félicitations Mr le Président » dans un groupe WhatsApp réunissant plusieurs militaires et Pascal Tigri au matin des événements. Ce message est au cœur des poursuites engagées contre lui.

À la barre, le prévenu a reconnu être l’auteur du message, tout en rejetant toute intention de soutenir les auteurs de la tentative de coup d’État. Il a plaidé non coupable et expliqué avoir agi dans un contexte de confusion et de peur. Selon son récit, les mouvements inhabituels observés le 7 décembre 2025, l’absence de réponse de plusieurs responsables militaires qu’il tentait de joindre et la présence d’un véhicule blindé à proximité de son domicile lui avaient fait croire que le coup de force avait réussi.

Le lieutenant-colonel a affirmé avoir craint pour sa sécurité personnelle. Considéré, selon lui, comme un officier proche du pouvoir par Pascal Tigri, il redoutait d’être arrêté ou pris pour cible. C’est dans cette logique qu’il aurait envoyé ce message, présenté comme une réaction de circonstance destinée à se protéger.

La défense a insisté sur l’absence de tout lien entre l’officier et les organisateurs présumés du putsch. Son avocat a notamment souligné que son client est resté à son poste durant les six mois ayant suivi les événements, sans chercher à quitter le pays ni à se soustraire aux autorités, ce qui démontrerait selon lui l’absence de complicité.

La CRIET devra désormais déterminer si le message incriminé relève d’un acte de soutien aux auteurs du putsch ou s’il s’agit, comme le soutient la défense, d’une réaction dictée par la peur dans un contexte de grande incertitude.

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