La justice sud-africaine a refusé, jeudi 18 juin, la remise en liberté sous caution de Kemi Seba. Les juges ont invoqué un risque de fuite pour justifier leur décision. L’activiste restera donc en détention jusqu’au 14 juillet, date fixée pour l’examen de sa demande d’extradition introduite par le Bénin.
Le pays d’Afrique de l’Ouest, dont il est originaire, l’accuse d’incitation à la violence et de blanchiment d’argent. Ces poursuites font suite à son soutien au coup d’État manqué de décembre 2025 au Bénin.
Pour l’heure, la justice sud-africaine ne se prononce que sur le volet de l’immigration illégale. Détenteur d’un passeport diplomatique nigérien, Kemi Seba (de son vrai nom Gilles Robert Capo Chichi) et son fils avaient été arrêtés le 13 avril. Ils tentaient alors de quitter l’Afrique du Sud via le Zimbabwe, avec des visas expirés.
Le choix de cette destination interroge les juges, tout comme la présence d’un troisième suspect, le Sud-Africain François Van der Merwe. Ce dernier est accusé d’avoir reçu de l’argent de Moscou pour apporter son aide à Kemi Seba.
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