Le 28 février dernier, les frappes israélo-américaines sur l’Iran marquaient le début de la guerre au Moyen-Orient. Ce vendredi 1er mai, l’intervention américaine atteindra le cap des 60 jours, une date qui pourrait s’avérer décisive. En cause, la loi américaine, qui oblige le président à obtenir l’approbation du Congrès au-delà de ce délai.
Adoptée après la guerre du Vietnam, la « War Powers Resolution » de 1973 contraint le président à consulter le Congrès pour toute intervention militaire de plus de 60 jours en cas d‘« hostilités ». Le texte précise que le président doit consulter le Congrès avant d’engager les forces armées, puis régulièrement jusqu’à leur retrait. Pendant les 60 premiers jours, le chef de l’État peut décider unilatéralement de l’engagement sans l’approbation du Capitole. Passé ce délai, il n’est plus seul décisionnaire.
Une rallonge de 30 jours seulement pour le retrait
Donald Trump a donc jusqu’à vendredi pour trancher sur la suite des opérations. Passé ce délai, les membres du Congrès auront leur mot à dire sur ses décisions. Une rallonge de 30 jours existe, mais uniquement pour organiser un retrait sécurisé des troupes, précise le texte de 1973. Pas pour poursuivre une offensive.
Cette date butoir intervient alors que les forces américaines sont engagées au Moyen-Orient dans un conflit qui les oppose à l’Iran, aux côtés d’Israël. La décision de Donald Trump dans les prochains jours pourrait avoir des conséquences majeures sur la suite des opérations. Reste à savoir s’il cherchera une approbation parlementaire ou amorcera un retrait.
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