L’absence du médium ivoirien Aziz 47 aux Vodoun Days 2026, récemment organisés au Bénin, n’est pas passée inaperçue. Alors que plusieurs figures majeures des spiritualités africaines avaient fait le déplacement, le féticheur, très médiatisé en Côte d’Ivoire, s’est illustré par son absence. Invité sur le plateau de Le Code, l’émission animée par Yvidéro le vendredi 16 janvier, Aziz 47 a tenu à lever le voile sur les raisons de cette non-participation.
Face aux interrogations, l’intéressé a d’abord évoqué un agenda particulièrement chargé. « Je n’ai pas pu m’y rendre parce que j’étais très occupé, très débordé », a-t-il déclaré, rejetant toute idée de désintérêt ou de mise à distance vis-à-vis d’un événement dédié aux spiritualités endogènes africaines. Selon lui, son absence physique ne signifiait en rien un désengagement symbolique.
Aziz 47 affirme ainsi avoir été représenté par le pasteur Camille Makosso, qu’il présente comme un frère et un relais de sa pensée. « J’ai été représenté par Makosso », a-t-il insisté à plusieurs reprises.
Le médium assume pleinement cette représentation informelle. Sans évoquer un mandat officiel, il estime que le lien fraternel et la proximité idéologique suffisaient. « Moi étant féticheur, je n’ai pas été présent, mon frère allait me représenter », a-t-il expliqué.
De son vrai nom Zatté Zaihya Aymar, Aziz 47 est originaire d’Oumé, dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Issu de l’ethnie Gban, également appelée Gagou, il se définit comme médium, métaphysicien et féticheur. Il revendique un ancrage profond dans les spiritualités africaines traditionnelles et affirme avoir manifesté très tôt des dons mystiques.
Personnage clivant, Aziz 47 suscite autant d’admiration que de critiques. Connu pour son franc-parler, il affirme recevoir en consultation des personnalités influentes, des artistes aux leaders religieux, une posture qui alimente régulièrement les débats autour de ses pratiques. Très présent dans l’espace médiatique ivoirien, il demeure l’une des figures les plus controversées et suivies du mysticisme contemporain en Côte d’Ivoire.
Laisser un commentaire