Une base de l’armée nigériane a été prise pour cible mardi 6 octobre par des combattants affiliés au groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), dans la région de Kukawa, au nord-est du Nigeria. L’armée a confirmé mercredi la mort de plusieurs soldats, sans préciser leur nombre.
Les assaillants ont lancé leur offensive contre la base du 101e bataillon des forces spéciales en venant de quatre directions, selon un porte-parole de l’armée nigériane. Les forces gouvernementales affirment avoir repoussé l’attaque avec le soutien de l’aviation. Elles assurent également avoir tué plus de 25 combattants et récupéré des munitions au cours des affrontements.
Ces chiffres, communiqués par l’armée, n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante. Un officier militaire, cité sous couvert d’anonymat, avance pour sa part le chiffre de dix soldats tués. L’armée n’a toutefois pas confirmé ce bilan. Le nombre exact de victimes dans les rangs nigérians reste donc incertain.
Issu d’une scission de Boko Haram, l’ISWAP est devenu l’un des principaux groupes armés actifs dans le nord-est du Nigeria. Ses combattants mènent régulièrement des opérations contre les positions militaires, notamment dans les zones proches du lac Tchad.
L’attaque de Kukawa illustre une nouvelle fois la persistance de la menace dans l’État de Borno, malgré les opérations menées par les forces nigérianes. À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué de bilan définitif concernant les pertes militaires enregistrées lors de l’assaut.
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