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mardi 29 septembre 2026
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Burkina Faso : Ibrahim Traoré inaugure la première raffinerie d’or du pays

Burkina Faso : Ibrahim Traoré inaugure la première raffinerie d’or du pays

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa politique de transformation locale des ressources minières. Le pays a inauguré sa première raffinerie d’or, baptisée Raffinor-BF, à Ouagadougou. Le projet s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer le contrôle national sur l’exploitation et la valorisation de l’or.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le président Ibrahim Traoré a défendu une transformation locale de la production aurifère. « Désormais, l’or du Burkina Faso ne doit pas seulement être extrait au Burkina Faso, il doit y être transformé, contrôlé, valorisé et certifié », a déclaré le chef de l’État.

Selon les autorités, la raffinerie a été construite sur un site de cinq hectares à Ouagadougou. Elle dispose d’une capacité annoncée de 164 tonnes d’or par an, avec une ambition de porter cette capacité à 515 tonnes à terme.

Le projet vise ainsi à limiter l’exportation de l’or sous forme brute et à accroître la valeur ajoutée générée sur le territoire national. Cette orientation était déjà au cœur du projet Raffinor-BF présenté par le gouvernement en 2024. L’État burkinabè, à travers la Société nationale des substances précieuses (SONASP), détient 51 % du capital de la société chargée de la raffinerie.

Une stratégie de souveraineté économique

Pour Ibrahim Traoré, les ressources minières doivent davantage profiter à l’économie nationale. « Les ressources naturelles appartiennent au peuple », a déclaré le président burkinabè, en insistant sur leur contribution au développement du pays, dans le respect de l’environnement et des générations futures.

Cette politique s’inscrit dans un contexte régional marqué par une volonté accrue de renforcer la maîtrise des ressources minières. Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest cherchent à développer la transformation locale et à accroître la participation de l’État dans le secteur aurifère.

Au Burkina Faso, cette orientation accompagne une politique plus large d’industrialisation et de transformation des matières premières. Les autorités ont déjà mis en avant cette stratégie dans d’autres secteurs, avec l’objectif de développer des capacités industrielles sur le territoire.

Un secteur aurifère stratégique

L’or occupe une place centrale dans l’économie burkinabè. Le pays figure parmi les principaux producteurs de la région, même si l’activité minière reste confrontée aux conséquences de l’insécurité dans plusieurs zones.

La raffinerie représente donc un nouvel outil pour renforcer la maîtrise de la chaîne de valeur. Son coût est estimé à plus de 11 milliards de francs CFA, soit environ 19 millions de dollars, avec un financement assuré par l’État, notamment via la SONASP, et par des acteurs privés.

Avec Raffinor-BF, les autorités veulent désormais franchir un nouveau cap : ne plus seulement extraire l’or, mais aussi assurer une partie de sa transformation et de sa valorisation sur le territoire burkinabè.

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