La rentrée scolaire 2026 reste marquée par les difficultés de recrutement dans l’Éducation nationale. Selon une enquête du Snes-FSU, 53 % des collèges et lycées publics comptaient au moins un professeur manquant au moment de la reprise des cours.
Réalisée du 31 août au 4 septembre auprès des représentants du syndicat dans 1 033 établissements, l’étude met en évidence des tensions particulièrement fortes dans certaines matières. Les mathématiques, le français, la physique-chimie et l’anglais figurent parmi les disciplines les plus concernées.
Pour le Snes-FSU, la situation contredit les déclarations rassurantes du ministère. « Il n’y a pas un professeur devant chaque classe à la rentrée », dénonce le syndicat, qui redoute une aggravation des difficultés au cours de l’année avec l’augmentation des besoins en remplacement.
À la veille de la rentrée, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray avait pourtant fait état d’une amélioration du recrutement, après le déplacement du concours enseignant à bac +3. Selon les chiffres du ministère, 98,5 % des postes ont été pourvus dans le premier degré, contre 92,1 % l’année précédente. Dans le second degré, le taux atteint 96,1 %, contre 90,6 % un an plus tôt.
Le ministère reconnaît néanmoins que des difficultés subsistent, notamment dans les collèges et lycées. Il explique que les problèmes d’affectation concernent souvent des volumes d’heures d’enseignement à couvrir plutôt que des postes complets restés vacants.
Les contractuels également concernés
Le Snes-FSU pointe par ailleurs le non-renouvellement de nombreux enseignants contractuels recrutés en CDD. À Paris, plusieurs centaines d’entre eux auraient appris à la fin de l’été que leur contrat ne serait pas reconduit, selon une intersyndicale.
Dans l’académie de Créteil, la CGT affirme avoir transmis au rectorat un dossier concernant 416 contractuels non renouvelés à la fin du mois d’août.
La pénurie ne concernerait toutefois pas uniquement les enseignants. Selon le Snes-FSU, 69 % des établissements disposent d’une équipe pédagogique et éducative à laquelle il manque au moins un personnel. Professeurs, conseillers principaux d’éducation, psychologues de l’Éducation nationale, assistants d’éducation ou encore accompagnants d’élèves en situation de handicap sont concernés.
L’enquête marque certes une légère amélioration par rapport à l’an dernier. En 2025, le syndicat estimait que 55 % des collèges et lycées manquaient d’au moins un enseignant et que 73 % des établissements étaient concernés par l’absence d’au moins un personnel. Pour le Snes-FSU, cette progression reste insuffisante et ne change pas le constat d’une « situation très dégradée ».
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