Neuf civils ont perdu la vie dans une attaque attribuée au groupe Boko Haram dans la localité de Milari, située à environ 7 kilomètres de Kousseri, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. L’incident s’est produit dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026 et figure parmi les attaques les plus meurtrières enregistrées ces derniers mois dans la zone.
Selon des sources sécuritaires, les assaillants ont fait irruption dans le village peu après minuit. Les habitants, surpris dans leur sommeil, ont subi une attaque rapide marquée par des tirs et des violences à l’arme blanche. Le bilan fait état de neuf morts, âgés de 18 à 55 ans, ainsi que de neuf blessés, don’t certains dans un état grave. Les victimes ont été prises en charge dans les structures sanitaires de la région.
Des témoignages locaux décrivent une attaque brutale et soudaine. Les assaillants ont semé la panique avant de disparaître rapidement après leur opération. L’intervention des forces de sécurité n’a pas permis d’empêcher le drame.
Les habitants évoquent un climat de tension dans le village. Quelques jours avant l’attaque, des populations auraient découvert une cache d’armes dans les environs. Ce matériel avait été remis aux autorités. Plusieurs habitants estiment que cette coopération avec les forces de sécurité a pu motiver la riposte des assaillants.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de recrudescence des violences dans le département du Logone-et-Chari, une zone frontalière du Tchad régulièrement ciblée par des groupes armés. La situation sécuritaire y reste fragile et les populations vivent dans la peur des incursions.
Dans les villages touchés, les activités quotidiennes sont fortement perturbées. De nombreuses familles limitent leurs déplacements, abandonnent temporairement les champs, les zones de pêche et les pâturages afin d’éviter de nouvelles attaques. Les témoignages recueillis évoquent un climat de psychose et d’insécurité permanente.
Les autorités locales poursuivent les opérations de sécurisation dans la région, alors que les appels à un renforcement de la protection des populations se multiplient face à la persistance des attaques attribuées à Boko Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun.
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