Un jeune homme d’une vingtaine d’années encourt une peine de quatre ans de prison ferme devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Poursuivi pour escroquerie commise au moyen d’un système informatique, il a reconnu les faits lors de son audience tenue le 18 juin 2026.
Selon les éléments présentés à la Cour, le prévenu aurait mis en place un stratagème consistant à se faire passer pour une femme sur internet afin d’entrer en contact avec sa victime. Les échanges entre les deux hommes auraient progressivement évolué vers une relation virtuelle au cours de laquelle la victime a transmis des vidéos à caractère intime.
Une fois ces contenus obtenus, le mis en cause aurait changé de méthode. D’après l’accusation, il aurait exigé de l’argent en menaçant de publier les vidéos compromettantes. Face au refus de la victime de satisfaire ses demandes, les séquences auraient finalement été diffusées sur les réseaux sociaux.
L’affaire a été portée à la connaissance des autorités après que des collègues de travail de la victime ont découvert les vidéos en circulation et l’en ont informée. Une plainte a alors été déposée auprès du Centre national d’investigations numériques (CNIN), chargé des enquêtes liées à la cybercriminalité.
Les investigations techniques menées par les enquêteurs ont permis d’identifier les comptes utilisés pour la diffusion des contenus. Les vérifications effectuées ont conduit jusqu’au prévenu. L’exploitation de son téléphone portable aurait également révélé des éléments liés à des pratiques de sextorsion, selon le ministère public.
À la barre, le jeune homme a plaidé coupable et reconnu l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Le parquet a relevé sa collaboration tout au long de l’enquête ainsi que la constance de ses déclarations.
Malgré cette coopération, le substitut du procureur spécial a demandé à la juridiction spécialisée de le maintenir dans les liens de la prévention. Le ministère public a requis une peine de 48 mois d’emprisonnement ferme assortie d’une amende d’un million de francs CFA.
Le verdict de la CRIET est attendu le 30 juillet 2026, date fixée pour le délibéré dans ce dossier de sextorsion, une infraction qui figure parmi les formes de cybercriminalité activement poursuivies au Bénin.
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