Tic-Tac News : Votre source d'infos instantanées, tic par tac!
mercredi 23 septembre 2026
Accueil Politique & Société France : libéré après huit ans de prison, le violeur autorisé à vivre non loin de sa victime
Politique & Société

France : libéré après huit ans de prison, le violeur autorisé à vivre non loin de sa victime

France prison, violeur victime

Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur mineure, Roland B. sera remis en liberté le 12 mai 2026, après seulement huit années passées en détention. Une décision judiciaire qui provoque l’indignation de Karine Jambu, sa victime, contrainte de faire face à un nouveau traumatisme.

Entre 2002 et 2005, alors âgée de 5 à 7 ans, Karine Jambu a subi plusieurs viols commis par cet homme, un proche de la famille hébergé à leur domicile. Déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires avant ce procès, Roland B. avait été reconnu coupable en 2018 en état de récidive légale et condamné à 30 ans de prison.

Mais la jeune femme de 28 ans a récemment appris, par un courrier de la justice, que son agresseur allait être libéré dès ce 12 mai. Plus bouleversant encore, il a été autorisé à s’installer à Rennes, la même ville où elle réside aujourd’hui.

Une proximité imposée que Karine Jambu juge insupportable. « On m’oblige à vivre avec cette peur permanente. Je vais devoir changer mes habitudes, peut-être même ma vie, pour éviter de le croiser », dénonce-t-elle, estimant que la justice protège davantage son agresseur que sa victime.

L’affaire, qui avait inspiré le film Signalements en 2024, met une nouvelle fois en lumière les défaillances du système judiciaire français. Depuis 2018, l’État a été condamné à cinq reprises pour des manquements dans le traitement du dossier, notamment pour « déni de justice » et délais excessifs ayant aggravé la souffrance psychologique de la victime.

Pour Laurence Brunet-Jambu, mère adoptive de Karine, cette décision représente un nouvel abandon institutionnel. « L’État n’a pas su protéger Karine hier, et aujourd’hui encore, la justice ne la protège pas », regrette-t-elle.

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans la même catégorie

Bénin : un faux nom donné à la police pourrait coûter 5 ans de prison à un prévenu

Cinq ans de prison ont été requis contre un homme poursuivi pour...

Bénin : l’OIM renforce les moyens de l’Agence de protection civile

L’Agence béninoise de protection civile (ABPC) dispose désormais de nouveaux moyens pour...

Bénin : un présumé cambrioleur interpellé avec 25 téléphones et plusieurs biens à Atchoukpa

Un homme présenté comme un présumé cambrioleur récidiviste a été interpellé samedi...

Bénin : 63 bus universitaires reprennent la route avec de nouvelles règles de sécurité

Après plus de trois ans d’interruption, le transport universitaire reprend ce lundi...