Un ressortissant chinois a été condamné mercredi à un an de prison et à une amende par un tribunal de Nairobi pour avoir tenté d’exporter clandestinement des milliers de fourmis du Kenya. Ces insectes sont principalement destinés à la Chine, aux États-Unis et à l’Europe, où les reines peuvent être vendues plusieurs centaines d’euros et gardées comme animaux de compagnie.
Zhang Kequn, qui avait échappé à une arrestation l’année dernière, est lié à l’une des deux premières affaires du genre qui avaient défrayé la chronique en 2025. Il a finalement été arrêté le 10 mars. Plus de 2 200 fourmis dont 1 948 de l’espèce « Messor cephalotes », avaient été retrouvées dans ses bagages à l’aéroport international de Nairobi, juste avant qu’elles ne soient expédiées en Chine. La plupart se trouvaient dans des tubes à essai contenant du coton imbibé d’une solution sucrée.
Une peine dissuasive
M. Kequn a plaidé coupable, mais la juge Irene Gichobi a estimé qu’il n’avait pas été « honnête » et n’avait pas montré de remords. En conséquence, « compte tenu du degré d’implication », il a été condamné à une amende d’un million de shillings kényans (environ 7 700 dollars) et à une peine de douze mois d’emprisonnement, assortie d’un délai de quatorze jours pour faire appel.
La magistrate a souligné la « recrudescence des cas de trafic de fourmis », leurs « effets écologiques néfastes » et l’« ampleur des prélèvements », estimant qu’une « peine dissuasive et sévère s’avère nécessaire ».
La sentence des quatre personnes arrêtées l’année dernière avait été moins sévère, une amende d’environ 7 700 dollars ou un an de prison. L’affaire d’un Kényan, arrêté le 13 mars et accusé d’avoir fourni les fourmis, est toujours en cours. Selon le parquet, il aurait vendu 1 300 fourmis à M. Kequn pour 100 shillings kényans l’unité (moins d’un euro). Il a plaidé non coupable.
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