Un premier groupe de douze migrants expulsés des États-Unis a été accueilli en Ouganda. Cette opération s’inscrit dans la politique de transfert vers des pays tiers relancée sous l’administration de Donald Trump.
Selon les autorités ougandaises, ces migrants séjourneront temporairement dans le pays. Cette phase transitoire devrait précéder un éventuel redéploiement vers d’autres destinations.
Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Simon Mundeyi, a confirmé leur arrivée à l’aéroport international d’Entebbe, précisant qu’ils ont été enregistrés comme demandeurs d’asile.
Les personnes concernées proviennent de plusieurs pays : Mauritanie, Angola, Éthiopie, Mali, Togo et Guinée. L’Ouganda avait d’ailleurs indiqué privilégier l’accueil de ressortissants africains dans ce type de dispositif.
Cet accueil fait suite à un accord conclu en août dernier entre Kampala et Washington. Il prévoit la prise en charge de migrants ne remplissant pas les critères d’asile américains, mais ne pouvant ou refusant de retourner dans leur pays d’origine.
Cependant, cet arrangement suscite de nombreuses critiques. Des organisations locales et internationales dénoncent un manque de transparence ainsi que des risques humanitaires. L’Ordre des avocats ougandais évoque notamment un dispositif « indigne » et « déshumanisant ».
Déjà parmi les principaux pays d’accueil de réfugiés en Afrique, l’Ouganda rejoint d’autres États comme l’Eswatini, le Rwanda et le Soudan du Sud dans cette politique d’accueil de migrants expulsés des États-Unis.
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