La Confédération des États du Sahel a vivement réagi à une récente prise de position du Parlement européen concernant la situation politique au Niger. Dans un communiqué publié le 19 mars 2026 à Ouagadougou, l’organisation régionale a dénoncé ce qu’elle qualifie d’« ingérence grave » dans les affaires internes de ses États membres.
Au cœur des tensions, une résolution adoptée par les eurodéputés évoquant notamment la détention de Mohamed Bazoum. L’AES critique une approche jugée « sélective » et accuse l’institution européenne de ne pas prendre en compte l’ensemble des enjeux sécuritaires auxquels fait face la région sahélienne.
Dans son communiqué, la Confédération estime que cette résolution passe sous silence certaines violations du droit international, tout en ignorant la persistance de la menace terroriste dans plusieurs pays du Sahel. Elle y voit une lecture partielle de la situation, éloignée des réalités locales.
L’organisation dénonce également une posture « paternaliste » de l’Union européenne, réaffirmant son attachement au principe de souveraineté des États. Pour l’AES, ses membres n’ont « aucune leçon de gouvernance à recevoir » de partenaires extérieurs.
Malgré la portée politique de cette résolution, la Confédération des États du Sahel assure qu’elle restera sans effet sur sa trajectoire. Elle affirme sa volonté de poursuivre ses orientations politiques, économiques et sociales de manière autonome.
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