Les autorités maliennes ont annoncé la mise en place d’une brigade spéciale des mines destinée à réprimer les activités d’orpaillage illégal. Cette unité, dotée de pouvoirs judiciaires, vise à protéger les recettes de l’État et à limiter les dégâts environnementaux causés par l’exploitation sauvage des ressources.
Au cours d’une réunion de haute portée, les autorités ont décidé de la création d’une force spéciale dénommée Brigade Spéciale des mines. Sa mission est de réprimer l’exploitation illégale des ressources, qui crée des manques à gagner pour l’État. Selon les informations disponibles, cette force spéciale détient des pouvoirs judiciaires, un pouvoir supplémentaire qui devrait rendre ses actions plus efficaces.
Le but de cette mesure n’est pas seulement d’optimiser les ressources financières générées par les mines. Bamako envisage également de réduire considérablement les dégâts environnementaux causés par l’exploitation hors norme des mines. L’utilisation des produits chimiques non homologués est surtout pointée du doigt. Cette méthode des exploitants illégaux constitue un danger pour les sources d’eau et le secteur agricole.
Le Mali, poids lourd de la production aurifère africaine
Le Mali est l’un des plus gros producteurs miniers d’Afrique. Le pays comptabilise annuellement une production oscillant entre 60 et 70 tonnes. La production est fortement dominée par l’or, faisant du Mali le premier producteur d’or du continent.
Le secteur minier représente 10 % du PIB, soit 80 % des exportations. Le Mali détient plusieurs sites miniers d’importance. Les plus importants sont Sadiola, Morila, Yatela, Fekola géré par la société canadienne B2Gold, et Loulo-Gounkoto exploité par Barrick Gold.
À sa prise de fonction, le régime militaire a engagé de vastes réformes dans le secteur. Le Code minier a été renforcé dans l’optique de faire plus de bénéfices à l’État. En 2023, le Mali a tiré 644 milliards de francs CFA de l’exploitation minière. Une ressource importante qui est venue soutenir les efforts de mobilisation en faveur du budget de l’État.
Le gouvernement a mis en place un système de redistribution des ressources issues de l’exploitation minière. Ce mécanisme permet de toucher toutes les localités à travers le Fonds minier de développement local. Cette année, c’est un montant total de plus de 18 milliards de francs CFA qui a été redistribué au titre de l’année 2025.
Cette nouvelle brigade spéciale des mines vient donc compléter le dispositif de contrôle et de régulation d’un secteur stratégique pour l’économie malienne, dont les retombées alimentent désormais directement le développement des collectivités territoriales.
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