Au moins 169 personnes ont perdu la vie dimanche dans le nord du Soudan du Sud, selon les autorités locales, alors que les violences se sont intensifiées ces dernières semaines. Les corps ont été inhumés dans une fosse commune dans la région administrative de Ruweng, a précisé Elizabeth Achol, ministre de la Santé, décrivant la situation comme profondément tragique.
Le bilan pourrait encore évoluer si d’autres victimes sont découvertes, a indiqué James Monyluak, ministre de l’Information de la région, précisant que la situation sécuritaire était depuis stabilisée. Une source diplomatique a évoqué un nombre de morts d’au moins 70, susceptible de dépasser 100.
L’attaque a débuté vers 4h30 dans le comté d’Abiemnom, près de la frontière avec le Soudan, et a duré plus de trois heures. Selon les autorités, la majorité des victimes étaient des civils (femmes, enfants et personnes âgées) tandis qu’une quarantaine étaient des militaires.
Le massacre serait imputé à de jeunes membres de l’ethnie Nuer venus de l’État voisin d’Unité, en représailles au meurtre de certains des leurs sur un marché local. Aucun lien avec la branche militaire du parti de Riek Machar n’a été relevé.
Le gouvernement sud-soudanais a exprimé sa consternation et confirmé le décès de deux responsables locaux, tandis que les opérations de secours se poursuivent et le bilan reste à confirmer. La mission des Nations unies a renforcé sa présence sur place, offrant refuge et soins à un millier de civils.
Ces violences s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes entre partisans de Salva Kiir et de Riek Machar, ayant déjà causé quelque 400 000 morts et quatre millions de déplacés entre 2013 et 2018.
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