Le dernier rapport de Freedom House, publié pour l’année 2025, dresse un constat sans appel. La liberté décline pour la 19e année consécutive dans le monde. L’Afrique, à l’image de cette tendance mondiale, se trouve à la croisée des chemins, partagée entre des avancées démocratiques notables et des dérives autoritaires.
Sur les 195 pays et 13 territoires analysés, le classement révèle que seulement dix pays africains sont considérés comme « libres ». En tête du classement figurent le Cap-Vert (92/100), l’île Maurice (86) et l’Afrique du Sud (81), qui se distinguent par la solidité de leurs institutions, le respect des libertés civiles et une gouvernance relativement stable.
D’autres nations comme le Ghana, les Seychelles, le Botswana ou encore la Namibie affichent également des performances honorables, malgré quelques défis structurels.
À l’opposé, le Soudan du Sud (2), l’Érythrée (3) et la Guinée équatoriale (5) ferment la marche. Ces États, classés « non libres », sont marqués par une forte instabilité, des atteintes graves aux droits humains et une absence d’indépendance judiciaire.
Des pays comme le Cameroun, le Tchad ou le Burundi, bien qu’ayant connu des transitions politiques, stagnent toujours dans cette catégorie préoccupante.
Entre ces deux extrêmes, plusieurs États sont classés comme « partiellement libres ». Le Bénin (60), autrefois cité en exemple démocratique, continue de régresser, miné par des restrictions sur les médias et des élections contestées.
Le Nigéria, première puissance démographique du continent, enregistre un score de 44. Corruption endémique, violences intercommunautaires et défiance envers les institutions freinent ses ambitions démocratiques.
Face à ces évolutions contrastées, Freedom House souligne que l’avenir démocratique de l’Afrique repose sur trois piliers essentiels : la volonté politique des dirigeants, l’engagement actif des citoyens et un soutien international constant.
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