L’ancien secrétaire d’État américain John Kerry a affirmé le 9 avril 2026 que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait personnellement sollicité trois présidents américains pour les convaincre de frapper l’Iran, avant de trouver en Donald Trump le seul dirigeant disposé à répondre favorablement.
« J’ai participé à certaines discussions avec le Premier ministre Netanyahou. Oui, il voulait que nous frappions. Il est venu voir le président Obama et a fait une présentation pour demander à frapper. Le président Obama a refusé. Le président Biden a refusé. Le président Bush a refusé. Le seul président qui a accepté cela, évidemment, est le président Trump », a-t-il déclaré sur Boston Public Radio (GBH).
Le « rêve de longue date » de Netanyahou
Kerry a qualifié le conflit actuel de réalisation du « rêve de longue date » de Netanyahou « de faire autant de dégâts que possible à l’Iran ». Netanyahou avait lui-même confirmé cette posture sur Fox News : « J’ai essayé de persuader des administrations américaines successives d’agir fermement, et le président Trump l’a fait ».
Le conflit, déclenché le 28 février 2026, peine à trouver une issue. Les États-Unis et l’Iran se sont mis d’accord le 7 avril sur un cessez-le-feu de deux semaines, à peine une heure avant l’expiration de l’ultimatum fixé par Trump. Des représentants des deux parties doivent se retrouver à Islamabad pour négocier un règlement.
La trêve reste précaire. Israël a mené ses frappes les plus meurtrières sur le Liban depuis le début du conflit, tuant plus de 300 personnes à Beyrouth en une seule journée. Netanyahou a prévenu que le cessez-le-feu « n’est pas la fin de la campagne » et qu’Israël était « prêt à reprendre le combat à tout moment ».
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