Soit 500 millions de dollars par jour. C’est le montant faramineux que les États-Unis ont déboursé quotidiennement au plus fort des hostilités en Iran. Un coût qui inclut non seulement le déploiement massif de troupes et l’acheminement du matériel, mais aussi les pertes matérielles déjà enregistrées.
Selon des sources proches du Pentagone, l’armée américaine a déjà perdu un avion radar Awacs d’une valeur de 700 millions de dollars, un chasseur-bombardier F-15E, ainsi que deux avions de transport C-130. Des pertes considérables qui alourdissent encore une facture déjà exorbitante.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, la facture quotidienne a sensiblement baissé. Elle s’élève désormais à environ 100 millions de dollars par jour, un montant qui correspond principalement au maintien des forces sur place, au carburant, à la logistique et à la sécurisation des positions américaines dans la région. Mais cette baisse ne doit pas tromper. Car le conflit, même suspendu, continue de peser lourdement sur les finances américaines à long terme.
Au-delà des dépenses immédiates, Washington devra en effet faire face à des coûts différés mais inévitables. Parmi eux, la prise en charge des vétérans blessés, physiquement ou psychologiquement, qui nécessitera des soins et des pensions pendant des décennies. Il faudra également reconstituer les stocks de munitions et d’équipements épuisés par des semaines de combats intensifs. Sans oublier le remplacement ou la réparation du matériel lourd endommagé. Autant de postes de dépenses qui risquent de faire grimper la note finale bien au-delà des milliards déjà engagés. Une facture salée pour une guerre que l’administration américaine espérait pourtant plus courte et moins coûteuse.
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