Au Gabon, le cap est fixé. À partir du 1er janvier 2027, l’importation de poulets sera interdite. À quelques mois de cette échéance, les autorités accélèrent pour structurer une filière avicole encore largement dépendante de l’extérieur.
Le 26 mars, les ministres Pacôme Kossy et Zenaba Gniga Chaning ont annoncé le recrutement de 150 fermiers. Ces derniers bénéficieront d’un appui financier et technique pour développer leur activité, dans un pays où le poulet reste la viande la plus consommée.
Le retard est important. À peine 5 % de la consommation nationale provient de la production locale, estimée à environ 100 000 tonnes par an. Pour inverser la tendance, le gouvernement prévoit un accompagnement complet : accès au foncier, construction d’infrastructures, fourniture de poussins et d’aliments, ainsi que des formations en gestion.
Pour Zenaba Gniga Chaning, l’enjeu est aussi économique. Le marché avicole représente un volume financier considérable. Mieux structurer la production locale permettrait de capter une part importante de cette richesse.
En parallèle, l’exécutif mise sur le développement des cultures de maïs et de soja, indispensables à l’alimentation des volailles. Un levier jugé stratégique pour réduire les coûts de production et rendre le poulet local plus compétitif.
Avec cette réforme, le Gabon cherche à tourner la page d’une forte dépendance aux importations, héritée des années marquées par la rente pétrolière, et à relancer durablement son agriculture.
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