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mardi 17 mars 2026
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Inde : des étrangers arrêtés pour liens présumés avec des groupes armés au Myanmar

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Les autorités indiennes ont interpellé sept ressortissants étrangers, soupçonnés d’activités liées à des groupes armés actifs dans la région frontalière avec le Myanmar. L’opération a été menée par la Agence nationale d’investigation.

Selon les informations rapportées par All India Radio, les suspects (six Ukrainiens et un Américain) ont été arrêtés à leur retour en Inde, notamment à Delhi, Lucknow et Kolkata. Ils sont accusés d’être entrés illégalement au Myanmar via le territoire indien afin d’entraîner des groupes ethniques armés liés à des mouvements insurgés opérant en Inde.

Un tribunal de New Delhi a ordonné leur placement en garde à vue pour une durée de onze jours, lors d’une audience tenue à huis clos. Les autorités cherchent à déterminer l’étendue de leurs activités et leurs éventuels soutiens logistiques.

Les enquêteurs estiment que les suspects ont franchi sans autorisation l’État du Mizoram, une zone frontalière sensible soumise à un régime de permis spécial, avant de rejoindre le Myanmar.

Les personnes interpellées sont soupçonnées d’avoir dispensé des formations militaires à des groupes armés ethniques. Elles auraient également introduit en Inde un important lot de drones en provenance d’Europe, destiné à être transféré vers le Myanmar. Les caractéristiques de ces équipements n’ont pas été précisées à ce stade.

La frontière entre l’Inde et le Myanmar reste étroitement surveillée par les autorités. Cette zone est marquée par des liens ethniques transfrontaliers, susceptibles de favoriser la circulation de groupes armés.

Depuis le coup d’État militaire de 2021, le Myanmar est plongé dans un conflit interne, avec un contrôle territorial fragmenté entre la junte et divers groupes armés. Cette instabilité alimente les inquiétudes de New Delhi quant à la sécurité de ses régions frontalières.

La garde à vue des suspects court jusqu’au 27 mars. À son terme, la NIA devra décider d’éventuelles poursuites ou demander une prolongation de la détention.

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