La Somalie a réaffirmé son opposition au projet supposé d’Israël de construire une base militaire dans la région du Somaliland, territoire sécessionniste déclaré indépendant en 1991 mais toujours revendiqué par Mogadiscio.
En décembre dernier, Israël est devenu le premier État à reconnaître officiellement le Somaliland, un geste dénoncé par le gouvernement somalien comme « une attaque délibérée contre sa souveraineté ». Depuis, les tensions diplomatiques se sont accentuées.
Le ministre somalien des Affaires étrangères, Ali Omar, a rappelé jeudi 12 mars à Al Jazeera que la Somalie restait le seul interlocuteur légitime et que son territoire ne devait « pas être entraîné dans des conflits extérieurs ni utilisé de manière à déstabiliser une région déjà fragile ».
Pour sa part, le ministre de la Présidence du Somaliland, Khadar Hussein Abdi, a confirmé que des discussions avec Israël sur la coopération en matière de sécurité étaient en cours, sans exclure la possibilité de futures installations militaires. Selon Bloomberg, citant des sources locales anonymes, le projet serait déjà avancé. Le Somaliland envisagerait de permettre à Israël de collecter des renseignements et de mener des opérations contre les Houthis, groupe armé yéménite allié à l’Iran.
En juin dernier, une délégation israélienne aurait identifié une zone montagneuse à environ 100 km à l’ouest de Berbera, à proximité d’un port commercial et d’une piste militaire déjà exploités par les Émirats arabes unis, alliés d’Israël. Le gouvernement israélien n’a pas souhaité commenter ces informations.
Cette situation met en lumière les tensions croissantes dans la Corne de l’Afrique, où la reconnaissance internationale du Somaliland par Israël et les intérêts militaires extérieurs exacerbent les différends avec Mogadiscio.
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