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lundi 23 février 2026
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États-Unis-Iran : Téhéran brandit son « droit à se défendre »

États-Unis-Iran : Téhéran brandit son « droit à se défendre »

La diplomatie se poursuit, tandis que la menace d’un conflit s’accentue. Le « droit à se défendre » a été réaffirmé par l’Iran face à une éventuelle attaque américaine, avec une ouverture à de nouveaux pourparlers, possiblement à Genève sous médiation omanaise, prévus jeudi 26 février 2026

Pour arracher un accord sur le programme nucléaire iranien, le président Donald Trump a déployé dans la région deux porte-avions et plus d’une dizaine de navires de guerre. Selon le Wall Street Journal, il s’agit de « la plus grande puissance aérienne » rassemblée au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak en 2003. « Cela représente 40 à 50 % de la puissance aérienne américaine déployable dans le monde. Jamais les États-Unis n’ont déployé autant de forces contre un ennemi potentiel sans lancer d’attaques », a renchéri Robert Pape, spécialiste des affaires de sécurité à l’université de Chicago.

Face à cette menace, la République islamique a haussé son niveau de préparation. Elle a amélioré la défense de sites stratégiques, notamment un complexe souterrain près d’un site nucléaire. Elle a également réhabilité des rampes de lancement de missiles balistiques détruites lors des bombardements israélo-américains de juin 2025, et livré des drones supplémentaires à ses forces armées. Des exercices en mer ont été menés, ce qui a bloqué temporairement le détroit d’Ormuz, route essentielle pour le commerce pétrolier. Enfin, des efforts ont été observés à Téhéran pour consolider ses alliances régionales avec les Houthis au Yémen, le Hezbollah au Liban et certaines milices en Irak.

Malgré les tensions, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, veut croire en une issue négociée. « Je crois qu’il existe encore de bonnes chances de parvenir à une solution diplomatique sur un mode gagnant-gagnant », a-t-il déclaré sur CBS, tout en évoquant une rencontre « probablement jeudi à Genève ». Mais il a aussi brandi la menace face à un « acte d’agression », toute réponse serait « justifiée et légitime ». « Nos missiles ne peuvent pas atteindre le sol américain. Nous devons donc manifestement trouver une autre solution et frapper la base américaine dans la région », a-t-il répété, sans préciser laquelle.

Les précédentes discussions indirectes avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran, appuyée par les États-Unis, pendant laquelle des sites nucléaires iraniens avaient été visés. Le monde retient son souffle, à quelques jours d’une échéance diplomatique cruciale.

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