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mardi 10 février 2026
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Mali : grève des chauffeurs routiers suite à l’attaque meurtrière de Kayes

Mali grève chauffeurs Kayes

Au Mali, le principal syndicat des chauffeurs routiers, Synacor, a suspendu ses activités ce mardi 10 février 2026. Cette décision fait suite à l’attaque menée le 29 janvier par le groupe jihadiste Jnim entre Kayes et la frontière sénégalaise, qui a coûté la vie à au moins douze chauffeurs. Le syndicat exige le rapatriement des dépouilles avant toute reprise du transport routier.

Lors d’une assemblée générale tenue lundi 9 février à Bamako, les responsables de Synacor ont exprimé leur colère face à la situation. Dans un communiqué, ils ont indiqué que les corps des victimes ont été « laissés sur le goudron » sur l’axe Diboli–Kayes. Pour Synacor, ce traitement inacceptable justifie la suspension totale des opérations de transport et de déchargement jusqu’au retour des dépouilles de leurs collègues.

L’attaque du 29 janvier a profondément marqué le secteur. Si les chauffeurs avaient déjà été visés par le passé, cette fois, tous les conducteurs arrêtés par les jihadistes ont été exécutés, certains abattus, d’autres égorgés. La violence de l’attaque a provoqué un choc au sein de la profession et accentué la demande d’une réaction rapide des autorités.

En novembre 2025, le Jnim avait diffusé une vidéo de propagande dans laquelle il déclarait que tous les transporteurs de carburant deviennent des « cibles militaires ». À ce jour, les autorités de transition n’ont fourni aucune réponse officielle aux revendications du syndicat, laissant les transporteurs dans l’incertitude quant à la sécurité de leurs missions.

Cette suspension par Synacor bloque une partie essentielle des transports au Mali et souligne la vulnérabilité des conducteurs routiers face aux attaques jihadistes. Le syndicat appelle à une intervention immédiate de l’État pour assurer la sécurité et honorer la mémoire des chauffeurs victimes d’actes de violence sur les routes du pays.

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