La diplomatie russe a exprimé jeudi 15 janvier sa « sérieuse inquiétude » après l’annonce de l’envoi de troupes supplémentaires de l’Otan au Groenland, décision prise à l’issue d’une rencontre à la Maison Blanche entre dirigeants danois, groenlandais et américains.
Dans un communiqué publié par son ambassade à Bruxelles, où se situe le siège de l’Alliance atlantique, Moscou a dénoncé une « militarisation accélérée du Nord ». « Au lieu de mener un travail constructif dans le cadre d’institutions existantes, notamment le Conseil de l’Arctique, l’Otan a choisi de renforcer sa présence militaire sous le prétexte imaginaire d’une menace croissante de Moscou et de Pékin », a affirmé la diplomatie russe.
Cette réaction souligne les tensions persistantes autour de l’Arctique, région stratégique pour ses ressources naturelles et ses routes maritimes. Pour la Russie, toute augmentation de la présence militaire de l’Otan à proximité de ses frontières représente une provocation et un risque pour la stabilité régionale.
L’Alliance atlantique, de son côté, justifie le renforcement de ses forces par la nécessité de sécuriser la région face à des « défis géopolitiques croissants » et aux ambitions stratégiques de Moscou et Pékin dans l’Arctique. La situation illustre la montée des rivalités dans le Grand Nord, où la confrontation militaire et diplomatique entre grandes puissances s’intensifie.
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