Au Bénin, la succession de Patrice Talon pour l’élection présidentielle de 2026 se précise. Après plusieurs mois de concertation, l’Union progressiste le renouveau (UPR) et le Bloc républicain (BR), les deux principaux partis de la mouvance, ont porté leur choix sur Romuald Wadagni, actuel ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances.
Cette décision a été prise à l’unanimité des ténors de la majorité, ceci conformement à l’esprit de la réforme du système partisan. Ainsi, pour la première fois depuis son adoption en 2018, un candidat à la magistrature suprême émerge d’un consensus politique clair, loin des candidatures de circonstance ou des ambitions personnelles.
Romuald Wadagni, technocrate reconnu, incarne la continuité et la stabilité recherchées par la mouvance présidentielle. Depuis 2016, il pilote la politique économique et financière du pays, saluée pour sa rigueur et ses résultats en matière de mobilisation des ressources et de crédibilité internationale. Son profil, jugé compétent et rassembleur, a fini par faire l’unanimité au sein des états-majors politiques.
Avec cette désignation, Patrice Talon tourne une nouvelle page en s’assurant d’une succession ordonnée, conforme à sa vision d’un paysage politique structuré. Romuald Wadagni devra désormais transformer ce soutien interne en adhésion populaire et convaincre les électeurs que l’ère post-Talon peut rimer avec prospérité partagée et poursuite des réformes.
Cette candidature commune constitue également un test grandeur nature pour la réforme du système partisan, dont l’objectif est de renforcer les grands blocs politiques et d’éviter l’émiettement électoral. En 2026, c’est donc un candidat issu d’une démarche concertée, et non d’une logique individuelle, qui portera les couleurs de la mouvance.
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