La Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC) du Cameroun a publié, ce mercredi 27 août 2025, son nouveau rapport sur l’état de la corruption dans le pays. Le document, présenté par son président national, le Révérend Dieudonné Massi Gams, dresse le tableau d’un fléau qui continue de miner la croissance économique et de fragiliser les institutions publiques.
Selon la CONAC, la corruption influence négativement l’application des lois et freine l’efficacité administrative, créant un climat d’injustice et de frustration dans la société camerounaise. Malgré les efforts du gouvernement pour endiguer le phénomène, celui-ci persiste à tous les niveaux de l’État.
En 2024, le Cameroun a perdu près de 114 milliards de francs CFA en raison des pratiques corruptives. Ce chiffre illustre l’ampleur d’un problème structurel qui compromet les politiques publiques et le développement national.
Le pays figure au 140e rang sur 180 dans l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2024 publié par Transparency International. Entre 1996 et 2024, le classement du Cameroun s’est maintenu en moyenne à 128,39, avec un pic inquiétant à 153 en 2017 et un meilleur score à 49 en 1996.
L’Indice de Perception de la Corruption évalue les pays selon le niveau de corruption perçu dans leur secteur public, reflétant leur position relative sur l’échelle mondiale. Pour la CONAC, ces chiffres confirment la nécessité d’intensifier la sensibilisation, de renforcer les mécanismes de contrôle et de sanction, et de restaurer la confiance des citoyens dans l’État.
Le rapport sera présenté aux autorités et aux partenaires techniques et financiers afin d’appuyer de nouvelles stratégies pour lutter contre ce phénomène endémique.
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